Que peut apporter la franc-maçonnerie à l’homme d’aujourd’hui?

La richesse d’une quête incessante …

Redisons-le : la franc-maçonnerie n’a pas d’autre objet que de faire d’un homme bon un homme meilleur …

La franc-maçonnerie offre à celui qui cherche un sens à son existence un éventail de perspectives illimitées à nul autre pareil. Autrement dit, la franc-maçonnerie s’efforce d’apporter la paix de l’esprit à l’homme d’aujourd’hui à la recherche d’une vie personnelle meilleure, voire à connaître une existence nouvelle. Cette quête infinie procure les clés d’une véritable éthique, articulée sur une meilleure connaissance de soi, d’autrui, du monde dans lequel nous vivons.

Maillon d’une longue chaîne d’union autour du globe, l’homme qui sans elle resterait seul face à son désir de donner sens à son existence, trouve dans la pratique de ce que les francs-maçons qualifient volontiers d’“art royal”, un ressort substantiel à son épanouissement personnel aux plans humain et spirituel.

Elle lui propose des pistes de réflexion dans la foulée des questionnements fondamentaux relatifs à l’existence humaine et à ses mystères métaphysiques.

Elle lui fournit aussi les moyens d’exercer sa volonté de s’élever à des niveaux d’accomplissement personnel supérieurs.

La franc-maçonnerie met en lumière des valeurs humaines et morales universelles et accompagne le maçon dans leur mise en œuvre.

Elle l’aide à faire émerger sa prise de conscience lucide de la nécessité de s’engager personnellement pour le progrès de la société et d’y contribuer de manière active.

Dans la vision originelle de la franc-maçonnerie, il s’agit avant tout d’aider l’homme qui le désire à se perfectionner, lequel à son tour va améliorer la société et non l’inverse. Dans cette même vision, la franc-maçonnerie évite en tant qu’institution tout engagement dans les problèmes et les conflits de la cité ainsi que toute prise de position sur quelque problème profane que ce soit. Elle est donc bien loin de songer à intervenir dans les luttes politiques, à manœuvrer pour modifier l’ordre social ou moral, encore moins à porter au pouvoir des hommes qui serviraient ses éventuels desseins. Elle veille par contre à jouer de son mieux son rôle de société initiatique, à agir par son rituel et son symbolisme auprès de ses membres. Elle les incite à suivre la voie d’un progrès personnel et moral véhiculé par l’initiation elle-même.

Le franc-maçon participe individuellement à un travail de réflexion collectif, tant sur la recherche du sens de la vie que sur la morale, avec une large composante culturelle, par exemple lors de l’étude de l’évolution historique de l’un ou l’autre aspect de la pensée humaine.

La perspective d’un progrès personnel

Le progrès personnel que stimule la franc-maçonnerie est un processus continu dans le temps et constant dans l’espace, axé sur des moyens et des valeurs qui se transmettent d’une génération à l’autre. Ses fondements remontent à un passé lointain que le maçon d’aujourd’hui perpétue en allant de l’avant.

Construire l’Homme d’abord pour mieux construire la société

La franc-maçonnerie n’est pas une fin en soi ! De plus en plus de personnes souhaitent s’impliquer dans l’évolution de la société. Cette attitude est motivée par le désir de dépassement, le sentiment du devoir et la volonté d’assurer ses responsabilités vis-à-vis de la société.

La franc-maçonnerie traditionnelle entend permettre à ses adeptes d’évoluer puis de rayonner et par conséquent d’influencer la société, et non l’inverse. A cette démarche sont associées les idées d’altruisme, de philanthropie et de fraternité, avec une attention constante pour les générations futures.

Cet aspect collectif et sociétal de la maçonnerie est en outre mis en œuvre de manière discrète, par des interventions caritatives et philanthropiques vis-à-vis d’institutions ou de groupes humains frappés par des besoins de première nécessité, dans le pays ou dans le monde.

La reconnaissance entre elles des Obédiences Maçonniques Régulières, qui sont la grande majorité dans le monde, et les échanges nombreux qui en découlent donnent véritablement, en raison de l’aspect commun de cette attitude, une dimension internationale à la franc-maçonnerie.

Ce progrès s’associe à l’idée d’altruisme, à la philanthropie, à la fraternité, dans un havre de tranquillité rendu sacré de l’ouverture à la fermeture des travaux en loge, protégé du stress et des tracas de la vie quotidienne.

Le franc-maçon tire plaisir et fierté de sa participation à “l’art royal” en raison de sa reconnaissance par ses pairs, comme maillon d’une “chaîne d’union” qui résiste à la durée et à l’éloignement.

La satisfaction et le bien-être moral qu’éveillent ses propres progrès sont les garants de son adhésion durable à la franc-maçonnerie, dont il reste cependant toujours libre (*) de s’affranchir à tout moment, dans le respect de la discrétion promise.

Quelle est la position de la franc-maçonnerie par rapport à la religion ?

La franc-maçonnerie traditionnelle n’impose pas de mystique à ses membres, sans toutefois empêcher l’interprétation mystique des rituels. Elle n’entend nullement remplacer des lieux de culte. Son idéal serait que chacun de ses adeptes, grâce à son initiation, vive plus intensément sa recherche spirituelle personnelle, voire sa religion.

Il va de soi que la franc-maçonnerie authentique ne peut avoir aucun dessein antireligieux, quoi qu’en disent de nombreux clichés. Elle permet au contraire à ses membres une totale liberté d’esprit : en laissant à chacun le soin d’interpréter, de définir, ce qu’est pour lui le Grand Architecte de l’Univers, la franc-maçonnerie exprime une forme élémentaire de sagesse et d’ouverture. Les différents vocables désignant la divinité peuvent en effet recouvrir les idées et les images les plus diverses, en fonction de conceptions individuelles, parfois purement intuitives et rebelles à toute formulation, parfois au contraire axées sur une foi précise, engagée et codifiée.

La franc-maçonnerie authentique est bien un Ordre initiatique. Ce n’est pas une religion, ni un substitut à la religion. Elle ne se réfère à aucun credo, n’a pas de révélation propre, ne connaît ni dogmes, ni chefs spirituels, ne possède pas de hiérarchie structurant les loges. Leur organisation relève de leurs propres membres, dans le respect des textes constitutifs de l’Obédience.

Bible

* Voilà qui distingue clairement la franc-maçonnerie d’une secte. Il est difficile d’entrer en franc-maçonnerie et facile d’en sortir. Dans une secte, c’est l’inverse!