LE SECRET DES FRANCS-MAÇONS

Outre la sempiternelle fable historique du complot judéo-maçonnique, les adversaires avérés de la Franc-maçonnerie lui reprochent  de préserver un prétendu secret évidemment inavouable.

Qu’en est-il en réalité ?

Lors de la cérémonie d’initiation  le profane prononce les obligations qui le consacrent Apprenti maçon. Elles contiennent le serment de ne rien divulguer de ce qu’il verra ou entendra en Loge sans en avoir reçu la permission expresse. Cette promesse sous-entend un devoir de réserve : Un Maçon peut faire état de son appartenance à l’Ordre à qui il le souhaite mais ne cite jamais le nom d’un autre Frère (sauf autorisation expresse de celui-ci). Cette discrétion absolue se justifie, entre autres, par la neutralité philosophique inhérente à certains métiers.

Quid alors du « fameux » secret ?

Il existe bel et bien mais sa nature est très différente de l’idée que s’en fait le public. Une Loge dispense des préceptes induisant à la connaissance réelle de soi par une juxtaposition de symboles, de signes, d’emblèmes et de paroles dont les significations transcendantales ne s’appréhendent que par une compréhension  progressive de celles-ci par chaque Frère. En effet, les rituels agissent par projections dans le sens psychologique de ce terme. Avec leurs supports, un Maçon s’enrichit de dispositions mentales s’appuyant simultanément sur l’intellect et l’affect qui lui sont propres. Ces combinaisons pénètreront peu à peu au plus profond de son être le modifiant en son intérieur spirituel.

En ces paramètres, il existe un « secret maçonnique » personnel à tout Maçon de Tradition et partant incommunicable ou plutôt incommutable[1]

C’est dans cette optique uniquement que la Franc-maçonnerie de discrète en son extériorité (ex : ce site internet) devient secrète en chacun de ses membres. Membre qui est toutefois intégrant des liens unissant les Frères d’une Loge car le travail effectué sur soi-même par les uns et les autres engendrent le respect et l’enrichissement spirituel réciproques.

Pistis, maître maçon.

[1] Qui ne peut changer de possesseur.