Fondation de la nouvelle Loge Athena à Louvain-la-Neuve – communiqué de presse

La Grande Loge Régulière de Belgique implante une loge maçonnique à Louvain-la-Neuve … et célèbre trois siècles d’existence de la franc-maçonnerie traditionnelle et universelle.

Le samedi 24 juin 2017, la franc-maçonnerie traditionnelle belge s’implantera officiellement et pour la toute première fois à Louvain-la-Neuve. La loge « Athéna » y verra en effet le jour, sous l’égide de la Grande Loge Régulière de Belgique (GLRB). Elle sera consacrée solennellement par son Grand Maître, à l’occasion des célébrations marquant le Tricentenaire de la fondation officielle de l’Ordre.

La création de la loge « Athéna » intervient trois siècles précisément après la fondation de la Première Grande Loge – la Grande Loge de Londres et de Westminster – à Londres, le 24 juin 1717. Ce moment est considéré comme le début officiel de la franc-maçonnerie organisée. Il s’agit donc là d’un événement d’une portée symbolique toute particulière.

Il n’y avait pas jusqu’ici de loge à Louvain-la-Neuve. L’implantation de la GLRB dans cette ville à vocation universitaire revêt donc une portée tout aussi symbolique. Tout en respectant son devoir de discrétion, la loge « Athéna » fera en effet preuve dans ses activités (conférences, Portes Ouvertes, …) d’une volonté de visibilité et de dialogue avec un public non-maçon, contemporain et jeune, avec lequel elle partagera tout naturellement l’orientation vers l’avenir, la volonté de progrès, un principe d’universalité et un ensemble de valeurs spirituelles et intemporelles. Ce faisant, la GLRB emboîtera le pas aux « University Schemes » mis en place par les frères Anglais dès la seconde moitié du 18è siècle en Angleterre, où la première loge universitaire fut créée sur le campus de l’Université d’Oxford et où elle est aujourd’hui encore active et prospère.

Si elle est la moins nombreuse des principales obédiences -ou organisations de francs-maçons- de Belgique, la GLRB représente seule la franc-maçonnerie traditionnelle et universelle – c’est à dire fidèle aux valeurs de base – telle qu’elle est pratiquée par 90% de l’ensemble des frères dans le monde. Ainsi, c’est l’unique obédience belge reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre, la seule également invitée pour sa commémoration historique à Londres le 31 octobre 2017.

Le fait que la GLRB est une obédience «régulière» signifie qu’elle respecte les usages établis par les «Landmarks» d’origine (les règles et principes qui balisent l’espace considéré comme maçonnique) et notamment qu’elle affirme l’existence d’un Etre Suprême, appelé le Grand Architecte de l’Univers. Elle ne le définit pas, laissant à chacun la liberté de le concevoir pour lui-même. Loin de cultiver quelque dessein antireligieux, la GLRB est donc ouverte à tout homme ayant une conviction spirituelle, quelle que soit sa religion.

Pour la GLRB, aucune discussion sur des sujets de nature politique ou religieuse n’a sa place en loge (lieu de travail maçonnique). Cela ne veut pas dire que ses membres n’ont pas d’avis. Ils respectent toute opinion et toute croyance, dans un parfait esprit de tolérance. Mais ils tiennent à s’écouter et à resserrer leurs liens, alors que trop souvent, ces sujets séparent.

Du reste, la franc-maçonnerie n’est pas un simple exercice social. C’est une communauté initiatique qui, par une méthode constructive fondée sur le recours aux symboles et la pratique de rituels ancestraux au sens profond, offre à ses membres, dans une sphère sacrée et sereine, les clés d’un champ infini de questionnement sur soi et sur l’univers.

Ainsi, tout homme en recherche qui éprouve la volonté sincère de se perfectionner en vient à progresser, par un long cheminement qui reste personnel et libre. C’est ainsi qu’il pourra participer à l’amélioration de l’humanité, dans un idéal de paix, d’amour et de fraternité. Car, pour être avant tout une démarche individuelle qui vise à élever l’homme spirituellement et moralement, la franc-maçonnerie n’en est pas pour autant indifférente au progrès de la société, ce qu’illustrent ses multiples actions philanthropiques et la générosité qu’elle met en œuvre à l’égard d’autrui.

Le franc-maçon tente en somme de devenir une personne plus accomplie, persuadé que seuls des hommes visant à l’excellence sur le plan humain – indépendamment de toute considération de race, de nationalité, de religion et d’orientation sexuelle – font un monde meilleur.

Comme la Grande Loge Régulière de Belgique est reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre et entretient des relations internationales avec plus d’une centaine de Grandes Loges, ses membres sont autant de maillons d’une chaîne de près de trois millions de personnes de par le monde.

Perpétuant les fondements de la maçonnerie originelle, qu’elle estime toujours fondés à notre époque de même que pour l’avenir qui se dessine, la GLRB a vu le jour sous sa forme juridique actuelle en 1979, à l’initiative de francs-maçons tenant à rester officiellement attachés à un groupement de vocation universelle et aux racines solidement ancrées dans le temps. Avec une croissance plus soutenue que d’autres obédiences et des membres en moyenne plus jeunes, elle compte aujourd’hui dans le pays une soixantaine de loges, actives dans plusieurs langues, au sein desquelles se rencontrent assidûment quelque 2.000 frères.

Dans le cadre d’une ouverture aussi large que possible, la GLRB est présente sur Facebook (www.facebook.com/GLRBofficiel), et via Twitter (@GLRBofficiel). Elle vient par ailleurs de mettre en ligne un site web entièrement repensé (www.glrb.net). On y trouve quantité d’informations à propos de la franc-maçonnerie, de la GLRB et de ses loges.